Archives de la catégorie ‘Mes lectures’

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En découvrant la planète Tschaï, le vaisseau terrien Explorator IV est aussitôt détruit. Unique survivant de la catastrophe, Adam Reith va devoir affronter un monde peuplé de quatre races extraterrestres  : les belliqueux Chasch, les impénétrables Wankh, les farouches Dirdirs et les mystérieux Pnume…

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Déjouer les traquenards, explorer les secrets des cités géantes, percer le mystère des hommes hybrides  : autant d’étapes pour une extraordinaire odyssée, qui permettra peut-être à Reith de rentrer chez lui…

Le ChaschLe WankhLe DirdirLe Pnume

Le Cycle de Tschaï (en VO : Planet of Adventure) est un cycle de science-fiction en quatre volumes, écrit par l’auteur américain Jack Vance entre 1968 et 1970. Il se compose des quatre volumes suivants : Le Chasch, Le Wankh, Le Dirdir, Le Pnume.

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Le Cycle de Tschaï utilise les ressources du roman d’aventures et du planet opera, une combinaison explicite dans le titre anglais du cycle : Planet of Adventure.
Jack Vance retrace les aventures d’Adam Reith, son exploration de la planète Tschaï, ses populations étranges, sa faune surprenante et sa flore variée.

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Le Cycle de Tschaï , représentatif des années 60-70, est frappant par sa force narrative et la richesse de ses descriptions. Jack Vance n’a pas son pareil pour capter emmener ses lecteurs dans ses mondes envoutants.
Comme Les Mondes de Magnus Ridolph le Cycle de Tschaï  est un récit précurseur de ce que sera l’œuvre de Jack Vance.
Il en est ainsi des hommes emblèmes dont le masque dicte le comportement. Ce qui n’est pas sans rappeler les guerriers aux cardigans de Bonne vieille Terre (les chroniques de Cadwal) aux actes gouverner par les lunes. Ou la tribu qui retient Tawn Maihac, le père de Jaro, dans La Mémoire des étoiles. Il en aussi des hommes hybrides, qui plus que les quatre races extra-terrestres, occupent l’avant-scène comme Anacho l’homme dirdir qui accompagne le héros à la façon des Princes-Démons.
Car plus que les extraterrestres ce sont les hommes qui intéressent Jack Vance aux travers des milles et unes apparences qu’ils arborent et des mondes culturels qui les habillent. Comme le marin qu’il fut, il excelle à décrire leur diversité autant que les absurdités qui parfois les gouvernent comme les hommes dirdir ou leur vénalité pour les hommes wankh.
Un chef d’œuvre!

Mise en ligne : 22/05/2016

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« À travers LES CAVALIERS, j’ai écrit mon testament » confia,  un jour, Kessel à un ami.

Afghanistan, 1957 : Une histoire d’hommes. Le jeune et orgueilleux Ouroz participe au tournoi le plus important d’Afghanistan, le Bouzkachi du Roi. Le Bouzkachi est un sport très violent pour les cavaliers car tous les coups sont permis. Mais Ouroz échoue…

Il tombe de son cheval, et se brise la jambe. Il doit à présent retourner dans sa province lointaine pour faire face à son père, le grand Toursène, qui fut champion de ce jeu cruel et qui porte la fierté et la gloire d’une famille.
Ainsi commence pour Ouroz un long et périlleux voyage initiatique. Il est accompagné de son fidèle serviteur Mokkhi et de Jehol, son magnifique cheval fou. Ils vont rencontrer des êtres plus incroyables les uns que les autres, vont traverser des lieux d’une rudesse extrême et être soumis au pires tentations, les leurs.
Cette libre adaptation scénique et mise en scène de Eric Bouvron du texte de Joseph Kessel nous plonge dans un spectacle réduite à l’essentiel, comme dans le théâtre africain, pourtant il n’en est que plus efficace.
Les interprétations magistrales de Eric Bouvron et Grégori Baquet secondées par Maïa Guéritte et portées par les mélodies vocales et les bruitages, réalisés en directes, de Khalid K qui donne vie au cheval Jehol, quatrième personnage du récit.
Ils nous emmènent dans l’Afghanistan des années 1957, au cœur des steppes, frappées par les premiers chocs entre tradition musulmane et culture occidentale dans le déchirement d’un père et de son fils persécutés par leur refus d’accepter leur destin.
Une réussite!
Soulignons aussi la très grande simplicité et accessibilité d’artistes confirmés et renommés.

Mise en ligne : 29/12/2015

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Bastien Balthasar Bux a douze ans. Orphelin de mère, élevé par un père absent, il s’évade de son quotidien grâce à la lecture. Un matin, il entre dans une librairie et dérobe un livre ancien, pas comme les autres. Celui-ci décrit un monde peuplé d’elfes et de monstres… Mais aussi un Pays rongé par un mal étrange qui vit une lente agonie…

Un héros, Atréju, est nommé par la Petite Impératrice, souveraine incontestée, pour accomplir une grande quête: trouver un remède afin de sauver leur monde. Et voilà que Bastien, irrésistiblement, passe de l’autre côté du miroir et entre dans l’histoire, l’histoire sans fin…

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    L’Histoire sans fin (titre original : Die unendliche Geschichte) est un roman allemand de fantasy de Michael Ende publié en 1979. Il a connu un certain succès en librairie dans les années 1980, notamment à la suite de sa première adaptation : L’Histoire sans fin (1984) de Wolfgang Petersen, avec Barret Oliver et Noah Hathaway, adapte la première moitié du livre (Le Pays Fantastique y est nommé Fantasia et Fuchur est renommé Falkor).
    D’autres adaptations ont suivis:
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    L’Histoire sans fin est composé de 26 chapitres. Le premier chapitre commence par la lettre A, le deuxième par la lettre B, et ainsi de suite jusqu’au dernier qui commence par la lettre Z. Ces chapitres sont en fait ceux de l’Histoire sans fin, le livre dérobé qui est lu puis vécu dans le roman selon le principe de la mise en abyme.

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    Le livre que lit Bastien est assimilé au livre que le lecteur a dans les mains : même description, et métaphoriquement même "pouvoir" : celui de transporter les lecteurs dans un monde imaginaire.

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    L’Histoire sans fin  est un roman riche en descriptions et en rebondissements. Michael Ende frappe par la force de son imagination. Son récit surprend autant par son efficacité narrative que par son coté pédagogique et/ou cathartique (extériorisation du souvenir d’évènements traumatisants ou refoulés). En effet malgré son aspect fantastique et enfantin le récit ne vous épargne presque rien. Le mal, la peur et la mort y sont des thématiques récurrentes, sans pour autant sombrer dans le tragique ou l’horreur.
    L’Histoire sans fin, comme nombre de roman jeunesse, est un cathartique de l’enfance et de ses démons. Bastien Balthasar Bux est un enfant désorienté, marqué par la disparition de sa mère. N’assumant pas son physique corpulent, brimé par ses camarades il ne trouve refuge que dans un monde imaginaire. Grâce à L’Histoire sans fin, il va retrouver volonté et courage. Il apprendra aussi que les solutions les plus simples sont souvent les plus néfastes.
    Un classique qui charmera enfants et adultes!

    Mise en ligne : 16/11/2015

“En danger de mort, Roilant a fui. Il est parti à la recherche d’un homme qu’il n’a jamais vu mais dont l’épée passe pour invincible : Cyrion!

Mais où est Cyrion, l’éternel voyageur ? Qui est-il vraiment ?

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Il a, dit l’un, triomphé de la malédiction jetée sur lui par un puissant sorcier ; il a, affirme un autre, vaincu une femme vampire qui terrorisait toute une cité. Il ressemble, murmure une jeune fille, à un prince d’un autre monde et sa beauté est plus qu’humaine…
Alors Roilant se prend à douter. Cyrion existe-t-il ? N’est-il pas un mythe ou quelque héros de légende ? Malheureusement Roilant n’est pas au bout de ses surprises…”
Cyrion est un récit, de Tanith Lee, qui se joue en deux temps.
D’abord quatre témoignages plus étranges et troublants les uns les autres sans qu’aucun lien ne puisse être établi entre eux à part l’apparition, à un moment ou un autre autre, de Cyrion. Ils sont en quelque sorte l’introduction de ce roman.
Puis vient le lourd. La seconde partie est dense, étrange, inquiétante à la façon d’une nouvel Edgar Allan Poe où la réalité glisse peu à peu dans le cauchemar sans qu’on puisse rien n’y faire. Cyrion fera-t-il son apparition?
Vous le serez, si vous êtes au rendez-vous pour le lire…
A lire et à relire.

Mise en ligne : 10/05/2015

Kuma Kuma habite une petite maison, loin dans la montagne. Son ami pense à lui et essaie d’imaginer sa vie. Est-ce l’heure de se lever ? Est-il en train de manger ? Fait-il une sieste ? Peut-être qu’il regarde les nuages… Un album poétique de Kasue Takahashi éveille notre imaginaire.

Mise en ligne : 15/03/2015

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“Lorsque le transmetteur de matière qu’il a conçu connait un dysfonctionnement, le physicien Michael Kane se retrouve projeté sur Mars, des millions d’années dans le passé.
En ce temps-là, Mars est un monde barbare ravagé par la guerre. Par amour pour la princesse Shizala, Michael Kane affronte de multiples dangers : l’offensive des Géants Bleus, des dictateurs sanguinaires, des monstres redoutables, l’épidémie de Peste Verte…”

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Vous l’aurez compris; le guerrier de Mars est l’hommage de Michael Moorcock au Cycle de Mars de Edgar Rice Burroughs. Force est de reconnaitre que Michael Moorcock s’en sort plutôt bien. Il nous livre son John Carter (Michael Kane). Tour à tour semblable, dans ce monde qui se consume, et pourtant bien différent, tant dans la narration que dans la description de ce monde.
Au travers de La Cité de la Bête (Warrior of Mars / City of the Beast, 1965), du Seigneur des araignées (Blades of Mars / Lord of the Spiders, 1965) et des Maîtres de la fosse (Barbarians of Mars / Masters of the Pit, 1965) Michael Moorcock nous livrent une trilogie échevelée sans faille.
Celle-ci est suivie de deux romans inédits :
– les aventures de Sojan (2) [Sojan the Swordsman], un mercenaire sur Zylor, qui préfigurent la création d’Elric de Melniboné, ou de Corum et qui fleurent bon l’heroic-fantasy façon Conan le barbare.
– celle du Capitaine John MacShard qui dans “La sorcière perdue”  [Lost Sorceress of the silent citadel] est aux prises avec une déesse archaïque cherchant à reconquérir son pouvoir perdu.

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C’est là l’intérêt essentiel de ce volume disponible chez omnibus. Car en faisant un pastiche sublime, qui sent bon l’univers du  Captain Future d’Edmond Hamilton, Michael Moorcock nous livrent un curieux personnage.
Moitié pilleur de tombe, moitié aventurier John MacShard est armé de son légendaire fusil “Banning”, unique en son genre, qui le fait fortement ressemblé à COBRA, le légendaire héros de manga de Buichi Terasawa
Inoubliable!

Mise en ligne : 09/02/2015

Au coeur de la forêt d’Eld, dans une grande maison blanche, une magicienne aux cheveux pâles rêvait d’un oiseau aux ailes de cristal. Elle s’appelait Sybel; elle était la fille et petite-fille de magiciens, et douée de leurs talents…

Un jour, Coren, un chevalier de Sirle, vint lui confier l’enfant Tamlorn, héritier de deux royaumes, et menacé de mort par son père le roi Drede, furieux d’avoir été trompé par sa femme.
Elle l’éleva avec amour, au milieu de ses bêtes fantastiques : Cyrin le sanglier poseur d’énigmes, Gyld le dragon, Gules le lion, Ter le faucon aux yeux bleus, Moriah le chat noir jetteur de sorts … qu’elle avait appelés auprès d’elle par magie.
Mais son bonheur ne pouvait durer, se leva le vent de la guerre et de la haine. Tamlorn lui fut enlevé, et elle dut choisir, dispenser la peur et le mort à son tour, au risque de se perdre.
Passant de son monde de paix au monde de la guerre, de la solitude à la quête d’un amour perdu, elle quitta son manoir à la poursuite d’un impossible rêve, elle devint celle par qui la mort surgit, la faiseuse d’empires et de guerres, jusqu’à trouver enfin l’animal fantastique capable de ramener la paix.
Le récit d’une conteuse qui commence par les premiers mots et s’achève par les derniers. Entre mythes et histoires découvrez les bêtes oubliées d’Eld : les légendes qu’elles véhiculent, les vérités qu’elles détiennent… La vérité n’est jamais où l’on pense…
Prix World Fantasy du meilleur roman en 1975